Diplomate avait avertie Londres de la possible implication des McCann

d70d4ba56c28b122e2b4cfeaf693db32.jpgUn document classé confidentiel, envoyé en mai depuis le Portugal, par un diplomate britannique à un haut responsable du gouvernement britannique, suggère, pour la première fois, la possible responsabilité du couple McCann dans la disparition de leur fille Madeleine.

Le diplomate parle de "déclarations confuses" à propos de l’emploi du temps du couple et de ses amis, mais aussi de contradictions e manque de coopération avec la police portugaise, accusant un autre représentant de la diplomatie britannique, présent au Portugal, de "dépasser ses pouvoirs et faire pression sur les autorités locales".

Dans le document, le diplomate demande également la confirmation d’un ordre reçu de Londres, la veille, dans laquelle serait ordonnée une "aide totale au couple McCann", indiquant que les britanniques devraient "être accompagnés en permanence, dans les contacts avec la police portugaise", par un diplomate ou par les agents de police envoyés depuis le Royaume-Uni.

56243effe26a1af9b3e286536ea773b6.jpg"Avec le plus grand respect, je vous fais remarquer que la démarche risque d’être très mal perçue par les autorités portugaises, spécialement si ont considère la possible implication du couple. Pouvez vous me confirmer, face aux dernières informations, que nous devons continuer à nous impliquer dans le cas comme il est demandé dans votre précédent message", écrit le diplomate. Depuis la disparition de Madeleine, la nuit du 3 mai, et l'appel telephonique de Gerry McCann à Alistair Clark, plusieurs diplomates britanniques sont intervenus au Portugal, auprès des autorités portugaises et du couple McCann : Sheryl Dodd (envoyé par le gouvernement de Tony Blair), Bill Henderson (consul pour l’Algarve), Celia Edwards (qui à accompagné les McCann pendant les interrogatoires qui ont conduit à leur mise en examen) et John Buck (l’ambassadeur), parmi d’autres. Détail intéressant, Sheryl Dodd à abandonné son poste au Foreign Office, Bill Henderson à pris sa retraite, l’ambassadeur John Buck à été relevé de ses fonctions à Lisbonne et n’est plus au Portugal.

Metodo 3 : un passé douteux

Metodo 3, l’agence engagée par le couple McCann pour un contrat de six mois, avait déjà été lié, dans le passé, à un scandale d’écoutes téléphoniques à des politiciens et hommes d'affaires en Espagne. L’affaire, un dossier d’espionnage industriel et politique, avait conduit à l’arrestation de cinq membres de la famille fondatrice de l’agence, comprenant le directeur général Francisco Marco, sa mère, Maria Fernandez Lado, son père, Francisco Marco Poyuelo, son frère Francisco Gabriel Fernandez Lado, et un employé, Oscar Trujillo.

0ba6d589860b39b621f646ed4928022f.jpgAu moment des arrestations, en 1995, la police avait saisi, dans le siège de Barcelone, des pistolets, des munitions, l’équipement pour des écoutes téléphoniques, des cassettes et les transcriptions des appels téléphoniques résultants des écoutes.

Mais la mauvaise image de Metodo 3 ne s’arrête pas la : Francisco Marco, le directeur de l’agence, avait prétendu avoir 40 détectives sur le cas. Cependant, les comptes de compagnie indiquent que Metodo 3 est dans le rouge et que leur personnel est réduit à 12 personnes.

Metodo 3 avait été engagé via le multimillionnaire britannique Brian Kennedy, ce qu’explique, probablement, la confiance que Gerry McCann continue à manifester à l’égard des détectives.

Duarte Levy & Paulo Reis

3 commentaires:

  Anonyme

29 novembre 2007 à 15:36

Comme je le disais ici-même, il y a quelques semaines, beaucoup de gens se demandent comment font les McCann pour embrigader à leur service tant de britanniques puissants.
Personnellement, je trouve plutôt que les McCann donnent l'impression d'obéir à des intérêts qui les dépassent, de faire et dire ce qu'on leur dit de faire et dire (exactement comme le feraient des agents britanniques en service commandé; du reste, ils ont la gueule de l'emploi; sans parler de Murat, ...). A suivre!

  corinne

29 novembre 2007 à 20:09

"ils l'ont prise" il y a déjà longtemps que je pense que cette petite phrase en dit plus long que ce qu'on croit. Cette affaire n'a pas fini de faire parler.

  corinne

29 novembre 2007 à 20:11

D'autre part, s'ils avaient été avertis de quelque chose ou qu'ils aient été victimes d'un chantage, on ne voit pas pourquoi ils ont pris le risque supplémentaire de laisser les enfants sans surveillance.